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les origines de MPaudio

Les origines de MPaudio

les origines de MPaudio

La marque MPaudio est l’aboutissement d’une passion de longue date. Dès l’enfance, je me souviens avoir été fasciné par un vieux radiorécepteur des années 1930, trouvé dans le grenier de mes grands-parents. Au lycée, je dévorais des revues comme Radio Plans et Le Haut-Parleur, des sources d’inspiration inépuisables.

Dans les années 70, l’essor des semi-conducteurs provoque une véritable révolution dans le monde de la Hi-Fi. Le marché est alors inondé de productions américaines et japonaises aux performances techniques impressionnantes, avec des marques comme Scott, Akai, Sony ou JVC. En pleine « solid state mania », la Revue du Son publie un article inattendu sur les amplificateurs à tubes, dévoilant les schémas de modèles légendaires tels que le Quad II, le Marantz 8B ou le Luxman.

Pour l’apprenti audiophile que j’étais, déjà fort de quelques réalisations à transistors, c’était une révélation. Pourquoi ai-je choisi le Quad II comme premier projet ? Honnêtement, je ne sais pas. Peut-être la beauté du schéma, tout simplement.

Amplificateur QUADII Bloc mono15W PushPull KT66

Étudiant à l’époque, j’entreprends une quête longue et difficile pour réunir les composants nécessaires, rares et difficiles à trouver dans un monde où les semi-conducteurs avaient déjà largement supplanté les tubes dans les téléviseurs, radios et électrophones. Les revendeurs se montraient souvent ironiques, mais je ne me décourageais pas. Finalement, j’ai réussi à obtenir un transformateur de sortie Audax, encore abordable pour un étudiant. Les composants manquants, je les récupérais dans des appareils trouvés en déchetterie.

Le transformateur du Quad étant particulier, j’ai décidé de rebobiner moi-même celui de l’Audax, ignorant tout des principes de bobinage des transformateurs audio. Avec le recul, je me rends compte que j’avais peu de chances de réussir.

Et pourtant, lors de la première écoute — La Traviata, ouverture — j’ai été stupéfait. Les violons avaient perdu leur sonorité grinçante, les timbres étaient naturels, et le son ne semblait plus venir d’une boîte, mais d’un orchestre s’étendant dans l’espace. Le naturel des voix et la dynamique m’ont marqué à jamais.

Dès lors, je me suis plongé dans la documentation, j’ai pu dénicher des fournisseurs rares, et réalisé de nombreux essais. J’exprime ici toute ma gratitude à Monsieur Patrick Hébert, fondateur de la marque française A.R.S., qui m’a généreusement guidé dans mes premières réalisations. Puis vint L’Audiophile, une revue que je n’ai jamais manquée, ainsi que des rencontres avec des maîtres tels que  Messieurs Jean-Claude Alhinc, Gérard Chrétien , Jean-Marie Reynaud…

Revue l'AUDIOPHILE

Curieusement, la fabrication des tubes n’a jamais cessé. Produits en continu dans les pays de l’Est, puis aux États-Unis, ils ont toujours été prisés par les audiophiles et les musiciens, qui recherchent les caractéristiques sonores uniques des amplificateurs à tubes. En fait les Russes avaient maintenu la production de tubes pour des raisons militaires, leurs physiciens s’étant rendu compte qu’en zone d’explosion nucléaire, seules les électroniques à tubes continuaient à fonctionner.

La Réunion m’accueille dans les années 80 comme médecin faisant son service militaire à l’hôpital de St Pierre ayant pour seul bagage un sac à dos, une guitare et une passion dévorante qui ne m’a jamais quitté. L’arrivée de l’internet à la fin des années 90 donne accès à un nombre incalculable d’informations et de produits et reste une véritable mine d’or pour qui veut se donner la peine de creuser. Hélas, les composants sont lourds et difficiles à acheminer sur cette île éloignée de la mère patrie. Chaque voyage en Métropole est l’occasion de ramener du matériel et des composants pour alimenter mon obsession.

Parallèlement, je mène mon parcours professionnel et l’heure de la retraite venue, je décide de me consacrer à ma passion à plein temps et de proposer un service que j’aurais moi-même bien aimé trouver sur l’île: des écoutes, des partages d’expérience, des conseils autour de produits de qualité à prix accessible et avec maintenance sur place.

Ainsi naît la marque MPaudio “made in Réunion”.